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De l'hypersensibilité à la maîtrise de soi : le chemin de la compréhension de soi et de l'équilibre personnel

Peut-on parler de dissociation s’il n’y a jamais réellement eu d’association ?


Je me suis sentie différente dès le commencement, parce que l’humain me faisait me sentir différente. À mes yeux, j’étais tout à fait normale et je ne voyais absolument pas en quoi j’étais différente, mais je savais que j’étais différente. Je voyais et ressentais les choses et les gens différemment. Point. Je n’aurais pas pu expliquer pourquoi ; c’était comme ça. Cela m’a pris des décennies, oui, des décennies, à recoller les morceaux de mon existence pour la comprendre d’abord, puis m’accepter tel que j’étais.  


Ce qui suit est un résumé de mon histoire. Je la publie aujourd’hui pour tous ceux qui se cherchent et ne se reconnaissent pas dans leur propre existence, les hypersensibles, ceux qui se sentent rejetés, confus ou perdus, en décalage avec leur époque ou leur environnement. J’ai été l’une des vôtres, et, bien que mon histoire soit unique, peut-être pourrez-vous vous reconnaître à travers certains épisodes de mon parcours émotionnel.


Mon parcours est avant tout une quête de liberté, de connaissances et de sagesse. C’est l’histoire d’un être rêveur, curieux, empathique et hypersensible, victime de lui-même et des autres, qui, parti en quête de soi, a découvert sa vérité, cultivé son leadership individuel et trouvé son équilibre personnel.


Je me suis incarnée dans les années 1970. Je rêvais de liberté et d’aventures, d’apprentissages, de découvertes, de créativité, de rencontres enrichissantes et de communion avec les autres et la nature. Naïf, je sais. J’étais innocente dans le sens le plus profond du terme. 


À la place, j’ai été confrontée à la méchanceté de mes pairs, ostracisée, rejetée, trahie, moquée, ridiculisée, humiliée, abandonnée, négligée affectivement, contrôlée, manipulée et abusée. Les gens ont parlé dans mon dos, colporté des mensonges ou des demi-vérités, porté des accusations erronées, jugé sans prendre le temps de comprendre ou de me connaître. Les personnes auxquelles je faisais le plus confiance et que j’aimais le plus m’ont diminuée, abandonnée et trahie.


Ce n’est pas arrivé à une ou deux reprises. C’est un schéma récurrent sur mon chemin de vie. 


Hypersensible, empathique, psychique et intuitive, sans le savoir, j’ai grandi dans la plus grande confusion, en ressentant trop ou pas assez, en me sentant écartée, jugée et incomprise, et en me demandant ce que j’avais bien pu faire dans une vie antérieure pour devoir subir tant d’antagonismes dans celle-ci, alors que mes intentions étaient bonnes.


Un enfant songeur qui marche dans un parc

Dès l’âge de six ans et dès que je le pouvais, je me réfugiais dans la lecture, bien plus fascinée par les mondes imaginaires et les aventures héroïques que par la réalité contraignante du quotidien. Tout au long de mon enfance et de mon adolescence, d’ailleurs, la dimension invisible a offert une échappatoire à la réalité physique de l’existence. 


Enfant, à l’école, je cherchais à m’intégrer. Je souhaitais adhérer à un groupe, être aimé. Je suis devenue experte en camouflage identitaire, observant et répondant aux attentes de l’entourage, diluant mon essence profonde dans la sauce d’autrui sans toutefois la perdre complètement. J’ai revêtu les masques attendus. J’ai compris rapidement, en effet, que je voyais le monde et pensais différemment des autres, et j’ai appris très vite à garder pour moi mes pensées et mes sentiments, à me fondre autant que possible dans la masse et à passer inaperçue. Je cherchais à faire plaisir et ne voulais surtout pas faire de vagues. Je n’hésitais pas à me sacrifier au profit des autres. J’ai toujours abhorré les disputes et les conflits et, de fait, j’étais celle qui cherchait toujours à recoller les morceaux cassés.


Adolescente, je me sentais plus que jamais emprisonnée dans un monde qui ne me correspondait pas. J’avais l’impression que le poids de la terre entière reposait sur mes épaules. Je me réveillais le matin, fatiguée d’avance à l’idée d’une nouvelle journée. J’étais impatiente au soir pour pouvoir dormir. J’étais complexée par mon corps. Je me sentais socialement inadéquate. Je me réfugiais dans le monde de mes rêves lucides. Il n’y avait qu’un livre à la main ou sur la route, à pied ou à vélo, en pleine nature, que je me sentais bien.


À onze ans, je voulais être gitane, comme ces femmes vêtues de longues robes, qui s’installaient en cercle dans l’herbe du talus en face de la maison familiale, pour tresser des paniers à la main. Je voulais vivre, découvrir le monde, faire partie d’une tribu, danser pieds nus autour d’un feu de camp, goûter à la liberté des grands chemins. Je me souviens encore de la déception ressentie lorsque ma mère m’a gentiment expliqué qu’il ne s’agissait pas d’un métier. Ma joie s’est effondrée. Je suis repartie en me disant que je n’avais pas encore trouvé ma voie et qu’il fallait continuer à chercher. 


Pendant longtemps, j’ai cherché ce que je pouvais faire de ma vie. À part la lecture, l’écriture et les voyages, physiques et imaginaires, rien ne m’intéressait vraiment. Il y avait trop de choses à voir, à expérimenter et à découvrir pour se laisser enfermer dans un carcan, une place, une situation, un choix pour toute une vie, surtout considérant qu’elle n’est pas si longue que ça, en définitive. 


Petite, j’ai songé à devenir détective privé, comme Alice dans la série du même nom de la collection Rose, puis religieuse, pilote de l’armée de l’air, vétérinaire, hôtesse de l’air, apothicaire, autrice de romans, avocate, journaliste, traductrice, photographe, herbologue et naturopathe. Des métiers qui reflètent différents aspects de tout ce que je suis, mais qui n’étaient plus d’époque, pas viables financièrement, pour lesquels je ne possédais pas toujours les prérequis ou dont je n’ai pas pu mener les études à terme dû aux circonstances de la vie. J’étais autodidacte, préférant me concentrer sur les sujets qui m’animaient plutôt que de suivre un programme académique contraignant. J’ai fini derrière un bureau. J’ai grimpé les échelons. J’ai accumulé des expériences et des compétences tout au long de ma carrière, essentielles à mon cheminement évolutif, tant personnel que professionnel.


Enfant, on a dit de moi que j’étais étourdie, que je rêvais trop, que je débordais d’imagination, que j’étais naïve, folle, bizarre et anormale. Parfois, j’étais trop, d’autres fois, pas assez. Quoi qu’il en soit et quoi que je fasse, il semble que je n’aie jamais réussi à satisfaire les attentes des autres. Il y avait toujours quelque chose à reprocher. J’ai donc appris à tout garder pour moi, à pleurer avec mon cœur plutôt qu’avec mes yeux, à célébrer mes victoires et à me relever des défaites seules. Je n’exprimais pas mes émotions. Elles n’étaient pas les bienvenues. Je les ravalais et je continuais sans broncher. J’étais jugée pour avoir une opinion différente, alors je me suis tu, même si je n’en pensais pas moins. J’ai grandi en voyant beaucoup, mais en choisissant de me taire pour me protéger du jugement d’autrui, ce qui, en définitive, n’a pas empêché autrui de me juger…


Pendant des années, je me suis réveillée avec amertume en réalisant que j’étais encore parmi les êtres humains. J’étais déçue de l’humanité et en colère contre la terre entière. Un nouveau jour signifiait alors des obligations, des limites, des discussions superflues, la routine terrible d’une existence errant sans but, si ce n’est de survivre au quotidien. Je me conformais à ce qui était attendu de moi, et plus je me conformais, plus j’étouffais et moins j’avais envie de contribuer. J’ai connu la confusion, la rage, la dépression. Je me sentais comme un poisson hors de l’eau.


Non, je n’étais pas authentique. Comment aurais-je pu l’être ? Je refusais de m’admettre telle que j’étais. Je cherchais un miroir de moi à l’extérieur, qui n’a jamais existé. J’errais, cherchant ma place dans ce monde et dans la société. Je me suis faite petite. Je me suis tu. J’ai acquiescé, obéi et imité. J’ai cru aux projections des autres. Je me suis laissé influencer. Je me suis détournée de moi-même pour m’identifier à des modèles qui ne me convenaient pas. J’ai appris à porter des masques, à faire semblant que tout va bien quand tout va mal, à me taire face aux humiliations, aux trahisons et aux mensonges, à sourire malgré un cœur brisé. Je percevais ma sensibilité et mon empathie comme une malédiction, une anomalie, une faiblesse à cacher.


Les gens se plaignent du manque d’authenticité, mais sont-ils vraiment prêts à accepter la singularité, la vérité, de chacun sans porter de jugement critique basé sur leur ego ? La vie m’a vite appris que la vulnérabilité était une ouverture à l’abus. J’ai observé les gens se délecter de la misère d’autrui, en profiter pour critiquer ses choix, diminuer sa valeur, ses sentiments et ses émotions, tout ça par ego. Le confident d’aujourd’hui est souvent celui qui vous plante le couteau le plus long entre les omoplates dans le futur.


À force de me chercher à travers le regard de la société, de croire ce qu’on me disait de moi, j’ai fini par me perdre complètement. Mal dans ma peau, sans aucune confiance en moi et affectée d’un trop-plein d’amour qui n’avait nulle part où se déverser, j’ai cherché l’affection dans les pires endroits et donné ma confiance à des personnes qui ne la méritaient pas. J’ai bradé mon amour, ma joie de vivre et ma dignité. J’ai choisi la tentation et l’impulsivité plutôt que mon intuition et ma logique. Pendant un temps, j’ai visité les enfers et dansé avec les démons.


Une jeune femme assise sur le rebord d'une fenêtre

À l’aube de la vingtaine, je ne me voyais pas d’avenir. J’étais déprimée et fatiguée. Je ne comprenais pas ce monde. J’ai commencé à méditer, non pas en pleine conscience, pour apprendre à mieux me connaître et m’ancrer, mais pour voyager entre les dimensions et m’évader un peu plus de la réalité terrestre.


J’aurais pu baisser les bras. J’ai failli à plus d’une reprise, mais toujours, alors même que je pensais toucher le fond de mon endurance mentale et émotionnelle et que je me demandais si cette existence valait la peine d’être poursuivie, je trouvais la force de ne pas abandonner. 

J’étais convaincue depuis le commencement, en effet, que mon existence sur terre n’était pas un hasard ou une chance et que tout ce que je vivais n’était pas sans raison.


J’ai essayé d’endurcir mon cœur. Devant tant de rejet, de haine et de division, je me suis dissociée du genre humain, ne pouvant croire que j’avais quoi que ce soit en commun avec lui. Toutefois, mon empathie naturelle et le sacrifice de soi, inculqués depuis mon enfance, à travers la religion notamment, l’emportaient toujours. Il y avait toujours cette petite voix qui me murmurait : « et si ». Et si la prochaine personne était différente des autres ? Et si ses excuses étaient sincères et qu’il allait changer ? Et si elle était loyale, honnête et fiable ? Et si ses actions reflétaient ses paroles ? Et si c’était de ma faute ?


Et si… 


Des chances, j’en ai donné plus que je n’aurais dû. J’ai choisi d’ignorer les avertissements, les drapeaux rouges, d’excuser des paroles et des comportements, de donner le bénéfice du doute, d’ignorer mon intuition. Je me suis bercée dans l’illusion que les autres me respecteraient autant que je les respectais. Si je les aimais et que je les traitais bien, ils allaient faire de même avec moi, non ? Je me suis entêtée à refuser de voir la vérité en face pendant des années. Oui, ma gentillesse est devenue une faiblesse et beaucoup en ont profité. J’ai aussi beaucoup appris, ce qui a toujours été le but.


Les années ont passé. La routine. Le quotidien. Métro, boulot, dodo en mode répétition.


À l’aube de la trentaine, je n’avais plus d’énergie. Ma coupe était vide. Rien ne changeait. J’étais toujours confrontée à des individus contrôlants, égoïstes, qui attendaient la lune de ma part, mais donnaient peu en retour, dont les promesses n’étaient qu’illusions, manipulations et mensonges, dont les sourires étaient hypocrites et la langue fourbe dans mon dos, qui étaient ici aujourd’hui et disparaissaient à jamais le lendemain sans explication. J’étais l’agneau sacrificiel du genre humain, la source énergétique dont on puise allègrement sans songer à la remplir. 


Après des années à vivre les mêmes cycles et déceptions, je me suis alors renfermée un peu plus sur moi-même. J’ai coupé les derniers liens sociaux qui n’étaient pas familiaux. J’étais devenue méfiante et amère.


Ce qui s’est passé ? La goutte d’eau providentielle a finalement fait déborder le vase. J’ai vécu la trahison de trop qui m’a permis de réaliser que, toute cette bienveillance, cet amour, cette générosité de cœur et de temps que j’avais pour autrui, il y avait quelqu’un qui en avait grandement besoin depuis des années, quelqu’un qui s’était mis en retrait depuis trop longtemps et méritait d’être à son tour priorisé. Moi. 


Une femme qui médite, assise sur une colline en pleine nature

J’ai alors trouvé refuge dans la solitude et le détachement. Je me suis retirée silencieusement. J’en ai profité pour me concentrer sur moi-même et mon bien-être, continuer de m’éduquer à ma façon selon mes préférences, chercher des réponses à mes questions existentielles, méditer, en pleine conscience cette fois-ci, et m’examiner profondément.


Je me suis reconnue dans les pensées, les dogmes et la sagesse de certains écrivains, philosophes et mystiques. Voyez-vous, il y a des choses dont on ne parle pas lorsqu’on vient d’un milieu catholique pratiquant, des sujets jugés tabous, systématiquement rejetés d’un revers de main, cachés, incompris, moqués ou méprisés. Or, la nature de ma psyché a toujours été de croire en la magie et les mondes invisibles. J’ai d’ailleurs vécu certaines expériences qui me confortent en ce sens. Aussi, j’ai toujours été fascinée par la mythologie, l’occultisme, l’ésotérisme, le paranormal, la théologie, l’histoire, le mysticisme, la philosophie et la psychologie. Du plus loin que je me souvienne, j’ai toujours essayé de donner un sens à l’existence humaine, la mienne en particulier, et de comprendre les sentiments et les motivations des individus.


À travers l’introspection constante, la poursuite de la connaissance et de la sagesse, j’ai fini par découvrir qui j’étais et par trouver ce qui me correspondait. J’ai alors changé de perspective et adopté une nouvelle mentalité. J’ai appris à me centrer, à calmer mon système nerveux surstimulé depuis des années et à maîtriser mes états mentaux. J’ai accepté ma singularité.


J’ai recousu les morceaux de mon cœur. C’est un travail long, où il faut savoir consoler toutes ses anciennes versions de soi qui sont encore en souffrance. Surtout, il faut savoir se pardonner. Je ressens beaucoup de tendresse et de sympathie pour la petite fille innocente que j’étais, qui rêvait d’amour, de joie, de paix et de collaboration pour l’humanité. Néanmoins, j’ai fait le deuil de l’illusion d’une paix ou d’un bonheur durable, ayant enfin compris et accepté la nature changeante de l’existence et sa dualité. Je sais que l’existence est avant tout faite de choix et de responsabilités individuels, que la seule âme dont nous sommes responsables est la nôtre. J’ai compris que l’équilibre personnel était la clé de la paix intérieure et que la réalisation de soi dépendait de la maîtrise mentale


L’introspection m’a également permis de réaliser l’importance de développer cette force mentale. J’ai toujours fait face à l’adversité seule. Mes projets, mes décisions, mon parcours, mes accomplissements comme mes échecs, j’en suis la seule responsable, depuis mes dix-sept ans. En réalité, personne ne m’a soutenu. Personne n’a cru en moi. Personne n’est venu me secourir lorsque j’en avais le plus besoin. Au contraire. Mes combats, c’est dans le silence et dans la solitude que je les ai menés depuis l’enfance, grâce à ma volonté, ma détermination, ma résilience, ma curiosité pour la vie, une analyse continue et une foi inébranlable en un jour meilleur. 


Ainsi, après quarante ans de recherche de la vérité, dont plusieurs années de retrait social volontaire, j’ai enfin trouvé MA vérité. Psychique, hypersensible et intuitive sont des étiquettes que je m’octroie avec honnêteté aujourd’hui, après des années à savoir que j’étais différente, sans identifier exactement de quelle manière, des années à accepter comme miennes des étiquettes qui ne m’appartenaient ni ne me convenaient, à refouler ma véritable nature pour répondre aux exigences et aux attentes des autres, à avoir honte de ma différence et peur du jugement d’autrui. 


Aujourd’hui, et bien des réalisations plus tard, j’ai dompté mes démons, guéri mes traumatismes, vaincu la plupart de mes doutes et de mes peurs. Je peux dire sans hésiter que je me connais de fond en comble, mes forces, mes faiblesses, mes valeurs, mes préférences. Je pratique la maîtrise de soi au quotidien. Je médite. Je me respecte. Je ne lâche rien. J’évolue à ma façon et à mon rythme. Je vois cette existence pour ce qu’elle est réellement : une goutte d’eau dans l’océan de l’éternité.


Un kayakiste se dirigeant vers l'horizon et le lever du soleil

Vous voulez savoir qui je suis ?


Je suis un être en apprentissage continu, à la fois étudiant et enseignant de l’existence terrestre. Je ne suis pas une surfemme. Je ne suis ni au-dessus ni au-dessous de quiconque. Il m’arrive encore de tomber et de devoir me relever. Il m’arrive encore d’être visitée par mes vieux démons. La vie est faite de hauts et de bas. Tout se transforme. Rien ne dure. Je suis seulement un être humain qui a choisi la voie de l’apprentissage, la conscience de soi, l’évolution plutôt que la stagnation, la maîtrise de soi plutôt que le contrôle d’autrui, la vérité intérieure plutôt que l’illusion extérieure.


Je suis un être à la fois conscient, mental et physique qui reconnaît, accepte et apprécie sa différence et ce qu’elle peut apporter à la communauté. Je suis un messager, un canalisateur, un alchimiste énergétique, un explorateur de la psyché. Je suis un spiritualiste qui croit en la prééminence des valeurs morales et spirituelles. Je suis un être à la fois logique et intuitif, qui lit les énergies, reconnaît les cycles et les relations de cause et d’effet et qui comprend la dualité et le paradoxe de l’existence. Pour le reste, les gens aiment apposer des étiquettes et choisiront par eux-mêmes celle qui, selon eux, me convient. Cela leur appartient. En vérité, moi seule sais qui je suis et je n’ai pas trouvé de qualificatif unique qui me corresponde. Je suis un tout et mes facettes sont multiples ; un tout composé d’une multitude de dimensions et une partie infime du Tout. Je vis selon les principes et valeurs qui m’habitent chaque seconde de chaque jour. Je suis reconnaissante au Tout pour mon existence et à mes guides pour leur présence à mes côtés. Eux ont cru en moi, ne m’ont jamais abandonnée et continuent de me guider. Je sais que je ne suis jamais seule. Je sais aussi que personne ne l’est.


En définitive, après avoir passé des décennies à chercher qui je suis et à quoi sert ma vie, le plus ironique, c’était de découvrir que je suis exactement qui j’ai toujours été. J’ai passé ma vie à résister, à me cacher de moi-même et des autres. Or, je suis encore la rêveuse que j’étais enfant, celle qui croit en la magie, qui s’émerveille devant la beauté et la grandeur de la nature, qui ressent la souffrance des êtres humains et s’émeut devant un geste d’amour et un acte de générosité. En fait, je ne crois plus à la magie aujourd’hui ; j’affirme avec certitude qu’elle réside en nous et tout autour de nous. J’ai simplement retiré toutes les couches sociales, les projections, les croyances limitantes et les attentes d’autrui, comme un oignon que l’on épluche. Je me suis redécouverte.


Maintenant, je choisis de m’affirmer dans ma singularité et ma vérité plutôt que de continuer à me réprimer pour ne pas choquer ou ne pas déranger. J’ai appris à faire confiance à mon intuition, à maîtriser ou à transformer consciemment les énergies pour qu’elles me servent plutôt que de me nuire. J’ai découvert mon rythme. Je maîtrise mes pensées, mes émotions, mes paroles et mes actions. Je reconnais et j’accepte mon hypersensibilité, mon empathie et mon intuition, non plus comme des malédictions, mais comme des dons. Surtout, je favorise constamment ma paix intérieure et mon équilibre personnel.


La boucle semble bouclée.


Avant de finir, toutefois, je dois souligner que j’ai croisé des personnes formidables sur ma route. J’ai observé et connu des actes de générosité, de gentillesse, de soutien et d’amour qui continuent de me donner foi en l’humanité. Je vois le potentiel dans chaque être humain. Je ressens sa confusion et sa détresse, mais je reconnais aussi sa capacité à changer et à évoluer. Je vois la partie lumineuse qui réside en lui, mais qu’il n’a pas encore trouvée. Je connais les démons qui l’habitent pour les avoir confrontés ou apprivoisés. Je reconnais ses talents, ses compétences, son potentiel et sa créativité. Je n’aurais pas choisi de faire ce que je fais si ce n’était pas le cas. Mon objectif a toujours été de comprendre afin de mieux trouver ma place pour pouvoir soutenir et aider la collectivité. J’ai simplement compris que tout le monde n’était pas prêt à être aidé ou à s’aider.


Ensuite, je n’aurais pas pu devenir la personne assurée et assumée que je suis, si je n’avais pas rencontré les épreuves que j’ai rencontrées sur mon chemin. Je suis convaincue, en effet, que tout a été parfaitement orchestré bien avant ma naissance dans un but précis. Je ne crois ni au hasard ni à la chance. Ma philosophie de vie est fondée sur les Principes universels et la multidimensionnalité de l’être et de l’Univers. À mes yeux, tout est une leçon, une opportunité d’apprentissage. Gaia est une école de la conscience, une école d’âmes, où chacun d’entre nous suit un programme évolutif unique et personnalisé. Son chemin de vie. Chacun doit évoluer à son propre rythme.


Je n’en veux donc pas aux êtres humains qui m’ont fait du tort volontairement, qui ont abusé de ma gentillesse, qui m’ont volé, qui m’ont moqué, qui ont menti à mon sujet, qui ont tenté de m’humilier, de me diminuer ou de me discréditer. Je n’en veux pas non plus à ceux qui les ont crus, qui ont participé ou qui ont choisi de se taire plutôt que de venir directement me questionner ou de me défendre, lorsqu’ils savaient la vérité ou le genre de personne que je suis. Oui, j’ai vu. Oui, j’ai ressenti. Oui, je sais. Je suis ce que je suis. Leurs perceptions leur appartiennent et leurs suppositions n’ont aucun rapport avec ma véritable nature. Sans eux, toutefois, je ne me serais jamais découverte et je n’aurais jamais développé ces valeurs, cette confiance en moi, cette autonomie et cette indépendance qui me sont si précieuses aujourd’hui. Ils ont été les enseignants qui ont contribué à mon évolution. Je me rends compte aujourd’hui que je n’étais tout simplement pas destinée à vibrer au même diapason qu’eux. Il fallait que je le comprenne et l’accepte.


S’il y a une leçon à retenir de tout ceci, c’est que les réponses que nous cherchons à l’extérieur se trouvent toutes en nous, dès le commencement de notre existence. On peut continuer de se mentir à soi-même, se plaindre de ses circonstances, attendre un sauveur imaginaire, espérer qu’un jour meilleur ou un changement miraculeux survienne ou croire les projections d’autrui. J’ai passé les trente premiers ans de ma vie dans une confusion quasi permanente, ballottée par mes sentiments et mes émotions, à essayer de comprendre les comportements humains, à chercher des réponses et à espérer que les gens se réveillent et changent, pour finalement me rendre compte que c’était moi qui devais changer. De l’hypersensibilité à la maîtrise de soi, mon cheminement a toujours été celui de la compréhension de soi et de la recherche de l’équilibre personnel.


Ne perdez pas votre temps. Ne blâmez pas les autres pour vos circonstances. Changez vos circonstances. La seule personne sur laquelle nous ayons réellement une autorité et du pouvoir est nous-même. Le leadership individuel et la maîtrise de soi consistent à prendre des décisions et agir en accord avec le Soi. Sur la planète du libre arbitre, on peut décider de prendre sa vie en main, de se découvrir, de se libérer des pensées négatives, des blocages, des peurs et des projections d’autrui, de s’éloigner de ceux qui abusent de notre empathie ou de notre générosité, de poser ses limites, d’aller au bout de ses rêves ou de changer complètement de carrière ou de vie. On peut décider de faire connaissance avec soi-même, de s’accepter, de se transformer, de s’aimer et de se respecter. Non, ce n’est pas facile. Oui, c’est un travail personnel long, qui demande de la persévérance et de la constance, mais l’équilibre personnel et la paix intérieure n’en valent-ils pas la peine ?


Vous vivez des difficultés personnelles ? Vous vous sentez confus ou indécis ? Vous souhaitez discuter en profondeur et être guidé ? Vous pouvez compter sur mon soutien et mon accompagnement.



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